Vieillir : et si ce n’était pas perdre, mais devenir davantage soi-même ?

Bienvenue sur Humania Retraite : un espace pour penser à vous.

Humania Retraite par Suzanne Nathalie Dumont

9/21/20264 min read

Une femme qui fait un arrêt en vélo pour s'hydrater: vieillir et si ce n'était pas perdre mais devenir davantage soi-même
Une femme qui fait un arrêt en vélo pour s'hydrater: vieillir et si ce n'était pas perdre mais devenir davantage soi-même

Vieillir : et si ce n’était pas perdre, mais devenir davantage soi-même ?

On a tellement peur du mot « vieillir » qu’on lui a créé toute une collection de synonymes.

On dit :

« Avoir de l’expérience. »

« Avoir quelques kilomètres au compteur. »

« Être dans une belle étape de sa vie. »

Tout, finalement, sauf dire simplement :

Je vieillis.

Comme si prononcer le mot risquait de faire apparaître instantanément trois cheveux blancs supplémentaires et une carte de membre pour un club dont personne n’a demandé l’adhésion !

Mais pourquoi ce mot nous dérange-t-il autant ?

Pourquoi avons-nous autant peur de vieillir ?

Je me suis posée la question. Peut-être parce que, collectivement, nous avons encore tendance à associer le vieillissement à ce que nous sommes en train de perdre. La jeunesse comme référence. La beauté comme idéal. La performance comme preuve de valeur. La vitesse comme signe de vitalité. On valorise ce qui commence, ce qui grandit, ce qui progresse.

Le bébé découvre.

L’enfant apprend.

L’adolescent se construit.

Le jeune adulte expérimente.

L’adulte développe, crée, bâtit.

Chaque étape semble avoir son propre récit positif. Puis arrive celle où l’on devient « une personne âgée ». Et soudain, le vocabulaire change. On parle davantage de ralentissement, de limitations, de pertes, de santé, de dépendance.

Comme si, passé un certain âge, l'histoire commençait doucement à s'écrire au passé. Mais est-ce vraiment notre seule façon de regarder le vieillissement ?

Et si vieillir était aussi une forme de gain ?

Lorsque je regarde les personnes de 55, 60 ou 70 ans que je côtoie, je ne vois pas des versions diminuées de celles qu'elles étaient à 25 ou 30 ans.

Je vois souvent des personnes davantage elles-mêmes. Des personnes qui ont appris à mieux se connaître. Qui savent ce qu'elles veulent. Elles ont traversé des épreuves, changé de direction, fait des erreurs, recommencé. Elles ont appris.

Et elles ont souvent quelque chose de précieux que l'on ne peut pas vraiment accélérer : le recul. Ce fameux recul qui permet de regarder certaines choses et de se dire : « Finalement… est-ce que j'ai vraiment envie de continuer comme ça ? »

Et cette question devient particulièrement intéressante à l'approche de la retraite.

La retraite : une transition bien plus profonde qu'un changement d'horaire

On parle beaucoup de préparation à la retraite. On pense aux finances, aux assurances, au logement, aux voyages, aux activités. Tout cela est important. Mais il existe une autre préparation, beaucoup moins visible : la préparation à la vie après le travail.

Et si vous n'aviez plus à être celui ou celle que vous avez toujours été ?

Pendant une grande partie de notre vie adulte, nous avons appris à répondre aux attentes.

Être performant. Être responsable. Faire avancer sa carrière. S'occuper de sa famille. Payer les factures. Être utile. Réussir. Et si la retraite permettait de poser une nouvelle question ?

Non pas : « Qu'est-ce que je devrais faire maintenant ? » Mais plutôt : « Qu'est-ce que j'ai envie de vivre maintenant ? »

La différence peut sembler minuscule. Elle ne l'est pas. Parce qu'elle nous fait passer du devoir au désir. De la performance à l'expérience. Du regard des autres à notre propre regard. Et peut-être même de « Qui dois-je être ? » à « Qui ai-je envie de devenir ? »

Vieillir ne signifie pas devenir moins

C'est peut-être l'un des grands paradoxes du vieillissement. Nous passons une grande partie de notre jeunesse à chercher qui nous sommes. Puis, avec les années, nous avons parfois enfin les outils pour le savoir.

Nous connaissons mieux nos limites. Nos valeurs. Nos besoins. Nos passions. Nos personnes importantes. Ce qui nous nourrit.

Et ce qui, franchement, ne mérite plus une seule minute de notre temps. C'est plutôt une bonne nouvelle, non ? La retraite peut alors devenir beaucoup plus qu'une fin de carrière.

Elle peut devenir une occasion de réinventer son mode de vie, de retrouver des passions oubliées, de créer de nouveaux projets, d'apprendre autrement, de développer de nouvelles relations ou de contribuer différemment. Pas nécessairement en faisant plus. Mais en faisant mieux ce qui compte pour soi.

Le prochain chapitre n'a pas besoin d'être plus petit

Peut-être que nous avons simplement besoin de changer notre définition du vieillissement. Vieillir n'est pas nécessairement abandonner.

Ce n'est pas renoncer à être curieux, créatif, amoureux, ambitieux, drôle, utile ou aventurier.

Ce n'est pas devenir une version plus petite de soi-même.

C'est peut-être plutôt apprendre à choisir davantage.

À dire non plus facilement.

À dire oui avec plus d'intention.

À laisser tomber certaines choses qui ne nous ressemblent plus.

Et à donner de la place à celles qui nous ressemblent vraiment.

Vieillir n'est peut-être pas perdre une partie de soi.

C'est peut-être enfin avoir la liberté de devenir davantage soi-même.

Et si notre prochain chapitre n'avait donc pas besoin d'être une version plus petite du précédent ?

Et s'il pouvait simplement être…

plus libre, plus conscient et plus à notre image ?

Une petite question pour vous :

Si vous retiriez momentanément de l'équation votre âge, votre ancien métier, vos obligations et ce que les autres attendent de vous…qu'auriez-vous envie de devenir ?

Maintenant.

Parce qu'une retraite épanouissante ne commence peut-être pas le jour où l'on quitte son emploi.

Elle commence le jour où l'on commence à se demander :

« Quelle vie ai-je vraiment envie de créer pour la suite ? »

Et cette question-là n'a pas d'âge...

Cet article pourrait également vous intéresser : Si vous retiriez momentanément de l'équation votre âge, votre ancien métier, vos obligations et ce que les autres attendent de vous…

Courriel
Abonnez-vous à notre infolettre

A propos des communications : humania retraite est un site de contenu et d’inspiration et agit à titre informatif et de recommandation. Les messages sont lus et répondus par Suzanne Nathalie Dumont, créatrice de contenus et auteure sous le nom de marque humania retraite. Les messages reçus via le formulaire ou par courriel servent à répondre aux questions, commentaires ou demandes d’information. Le site fait référence a des outils inspirants pour une retraite heureuse et non de conseils financiers. Contactez l'auteure pour toute demande à l'adresse suivante : bonjour@humaniaretraite.com. ©2026 Suzanne Nathalie Dumont. Tous droits réservés.

le logo humania retraite un accompagnement pour une retraite inspirante
le logo humania retraite un accompagnement pour une retraite inspirante